Le blog de qq1. Mes idées et coups de gueules perso qui n'engagent que moi. Vous pouvez ne pas être d'accord avec moi et je serais ravi de débattre d'une de mes petites phrases avec vous. Le blog recueille aussi des dessins, des citations, des poèmes.
Une évolution de la mode et de la technologie très rapide
Voici un titre que les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre. Lorsque j’étais enfant, le seul réseau social qui existait pour nous et les ados était la cour de l’école. Les adultes avaient un peu plus de chance avec les premiers sites de rencontre sur Minitel (mais si, vous savez le réseau numérique français avec une interface utilisateur digne de Matrix). Puis, à la fin des années 1990, l’ordinateur s’est popularisé, Internet est entré dans les foyers de l’Hexagone et les sites de rencontre ont migré vers ce tout nouveau et magnifique réseau.
Cela a continué comme ça jusqu’au milieu des années 2000 et l’arrivée des SIMS en réseau. L’indémodable jeu a décidé de s’ouvrir au net grâce à une version en ligne où il était possible de chatter comme les grands (mais pas sur les mêmes sujets hein !). Je me rappelle que j’étais la ringarde du collège parce que j’étais l’une des rares à ne pas y jouer (en même temps, vu le peu d’amis que j’avais je ne vois pas qui aurais acceptés de jouer avec moi). D’autres jeux ont suivit le mouvement, jusqu’à ce que sorte MSN. Miracle : plus besoin de jouer pour parler et les parents peuvent contrôler avec qui leurs enfants sont en contacts. Le principe était simple. Grâce à votre adresse mail vous pouviez communiquer en direct avec qui vous vouliez. Enfin, pas exactement puisque pour que personnes discutent entre elles, il fallait que chacun connaisse l’adresse mail ou le pseudo de l’autre. Autrement dit un réseau social numérique limité à votre réseau social géographique (ultra méga intéressant comme vous pouvez le voir). Quand je suis entrée à la fac tous ceux avec qui je travaillais en groupe me demandait mon adresse MSN et quand je leur disait que je n’en avais pas et pourquoi, ils me répondaient tous le même chose : « Mais tu sais, ça permet de communiquer en direct à distance, c’est pratique pour bosser ensemble ». Et là, je leur répondais que si j’actualisais ma boîte de réception assez souvent, j’aurais le même résultat. Ils restaient tous silencieux, sans un seul argument pour me contrer.
Et puis, l’arrivée de Facebook au début des années 2010. Le célèbre network a enterré un MSN vieillissant. Alors OK, son espérance de vie est plus longue que celle de MSN et il a sut faire face à la concurrence, maintenant nombreuse et diversifiée. Mais qui me dit, que d’ici la fin de l’année quelqu’un ne trouvera pas l’idée de génie qui renversera le géant. Car, il faut être réaliste. Facebook aurait pu être inventé bien plus tôt. Il n’y a rien d’exceptionnel là-dedans. Si on l’observe bien, on a juste un mélange entre MSN et un blog sans rubrique où chacun partage les articles de l’autre dans un foutoir pas possible. Et Twitter n’a fait que rajouter les contraintes d’un SMS, pour pimenter le tout. Alors pourquoi ne pas imaginer, un nouveau concurrent qui imposerait de ne plus écrire, mais dire les messages dans des vidéos de moins d’une minute ? Et pourquoi ne pas imaginer que ce nouveau réseau plaise au point de détrôner les deux big boss ?
Une identité dévoilée
Et voici une superbe transition pour aborder le deuxième problème que me pose les réseaux sociaux : l’absence d’anonymat. Comme je vous l’ai déjà dit plus haut, je tiens à ne pas révéler mon identité. Or tous les réseaux sociaux imposent de donner notre véritable identité.
Alors, je sais qu’il existe de nombreuses astuces pour tricher. Mais cela impose d’un côté d’enfreindre un règlement (ce que je déteste). Et de l’autre, la plupart du temps, si les administrateurs se rendent comptent de la supercherie, ils se réservent le droit de fermer votre compte avec toutes les données qui y sont liées. Donc au revoir vidéo de chatons, de bébé d’autres choses trop mignonne. Et adieu, amis de l’autre bout de la planète.
Enfin, et je ne vous apprends rien, qu’est-il fait de nos données ? En ce qui concerne Facebook, lorsque vous créez un compte, vous signez les conditions générales d’utilisation (CGU pour les intimes) qui précise clairement que Facebook s’approprie tous ce que vous partagez et qu’une fois que le document est sur leur serveur, il ne vous appartient tout simplement plus. Même chose pour Twitter. Donc la photo de votre chat devient propriété de Facebook ou Twitter, qui peut la revendre à son compte sans problème (ça fait réfléchir les artistes). Et personnellement, je tiens à ce que mes créations restent miennes (même s’il y a quelques mois, un journaliste de France 2 s’est approprié l’une de mes phrases en la faisant passer pour un proverbe).
Juste un billet d’humeur
Alors voilà, ce billet d’humeur est juste là pour vous faire réfléchir sur les réseaux sociaux. Les dates sont imprécises et contredisent peut-être ce que l’on peut trouver dans les encyclopédies (réelles ou virtuelles), car elles sont liées à mon ressenti et mon observation du terrain. Par exemple, je sais que l’arrivée de Facebook est plus ancienne que ce que je dis, mais dans les fais cette arrivée a été très silencieuse et limite un gros flop, avant une montée en flèche de l’intérêt des gens. Également, je ne parle pas des aspects positifs des réseaux sociaux et notamment l’ouverture possible aux autres cultures : mais franchement qui parmi vous les utilise dans ce but ? Donc, vous l’aurez compris : il s’agit seulement d’un avis personnel, dont je saurais heureuse de parler avec vous.